Les tribulations de Lana

17 novembre 2019

Sinusite grave et rare...

      Je ne pensais pas mettre plus de deux mois pour revenir ici. 

      Il y a un an, je craquais à cause du boulot... L'année scolaire a été difficile, j'ai mis du temps pour m'en remettre mais j'y suis arrivée et j'en suis ressortie plus forte mentalement. Par contre, je me demande si ça ne m'a pas affecté physiquement plus que je ne le pensais. En effet, j'ai "chopé" un virus 3 semaines avnat la fin de l'année et c'est mi-juillet que cette fichue sinusite a commencé... 

       Les rendez-vous médicaux de mon mari s'espacent et j'ai pris le relais. Depuis, le 11 septembre, j'ai revu l'ORL pour ma sinusite. 3 mois et 5 semaines d'antibiotiques plus tard, aucune amélioration. Le premier lundi des vacances de la Toussaint, j'ai eu rendez-voyus avec un chirurgien/ORL. Je pensais qu'on allait programmer une opération des sinus. Opération douloureuse mais efficace. Eh bien, je me trompais. Ma sinusite est "grave et rare", elle m'a dit que mon cas ne relevait pas d'une opération mais qu'on allait en chercher l'origine. Résultat, j'ai gagné un parcours médical des spécialistes. Il y a 10 jours, j'ai rencontré 3 spécialistes en 2 jours. Chacun m'a prescrit une prise de sang, un examen plus poussé et évidement, j'atais priée de revenir les revoir avec les résultats. 

       Ils ont réussi à me "débouché" le nez. Il y a bien plus grave qu'un nez bouché, je vous l'accorde. J'ai surtout une pensée pour certaines blogueuses qui ont des soucis médicaux bien plus grave. Mais franchement c'est pénible et dans mon boulot, c'est très handicapant. Le pneumologue en voyant mon scanner des sinus s'est écrié "OH la vache !!!! C'est bouché partout !!!!!" Merci, j'avais remarqué....

       Aujourd'hui, mon nez est débouché, je n'ai plus d'antibiotiques qui ne servaient pas à grand-chose et je n'ai pas fini les examens.  Pour le moment, on ne trouve pas la raison de cette sinusite. J'arrive à aller travailler mais je suis très fatiguée alors pour le moment je suis très proche de boulot/dodo/repos...  Je vais quand mêm légérement mieux et j'ai arrêté de ronfler comme un sonneur. 

        J'espère vivement retrouvé de l'énergie, pour moi, ma famille et mes élèves qui sont vraiment sympas cette année. Affaire à suivre...

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11 septembre 2019

Quand ça se complique...

      Ceux qui me suivent sur instagram savent, avec la rentrée, nous avons dû faire face au déclin rapide de notre chatte Minette. Cet été, nous avions bien vue qu'elle avait pris un coup de vieux. Elle n'arrivait plus à se laver et avait des tignons, elle avait maigri aussi mais elle ne semblait pas souffrir et mangeait bien. Bon elle était bien devenue très difficile mais c'est souvent le cas pour les vieux chats... La chaleur était difficile pour elle mais ça allait pour un chat qui venait d'avoir 19 ans. Et puis soudainement la semaine dernière, ça n'allait pas trop, elle a commencé à faire pipi par terre, on voyait bien qu'elle n'arrivait plus à aller dans sa caisse. Vendredi, elle n'arrivait plus à manger. samedi, elle ne miaulait plus et ne ronronnait plus. Nous avons donc pris la décision qui s'imposait. Mari Chéri est allé chez le véto lundi. 

      Ca a été très dur pour lui car c'est le 4ème animal qu'il emmène pour la piqûre finale. C'est très dur pour les enfants aussi. La petite parce qu'elle l'a toujours connu et que Minette était toujours collée à elle quand elle regardait la tv et mon grand car ça faisait 10 ans qu'il vit avec elle. Elle était très souvent sur ses genoux. Minette adorait les enfants et venaient souvent sur eux, leur donnant des coups de pattes pour avoir des caresses. Ce qui est difficile, c'est que nous n'avons plus d'animal et que nous n'en voulons pas d'autres. Moi aussi, j'ai beaucoup de chagrin mais je ne craque pas devant les enfants, je m'efforce de les consoler. Mais le matin, je la cherche, elle qui réclamait à manger dès que je me levait... Nous avons enlevé les caisses, la gamelle et ça fait un grand vide. plus de chat pour chiper dans l'assiette de Chipoune à la fin du repas... Plus de présence rassurante. Elle laisse un grand vide. 19 ans c'est un bel âge pour un chat et elle a eu une chouette vie remplie de caresses. 

       Lady, Cocotte, Minette vous êtes dans notre coeur....

 

      Aujourd'hui, une journée remplie de rendez-vous médicaux. ORL pour moi. Je dois rencontrer un ORL/chirurgien pour savoir si je dois me faire opérer ou non. Visisblement, je suis un cas atypique. 

       IRM du cerveau pour Mari Chéri et on connaît enfin l'étendue exacte de sa Sarkoidose. Je n'en avais pas parlé ici mais ceux qui me suivent sur Facebook savent que, en avril, nous avions commencé notre séjour à St Malo par un tour aux urgenes de Rennes car il avait un problème de vue. Il voyait flou et voyait des lignes noires. Quand il a commencé à me demander où il y avait des urgences ophtalmiques à Paris, je me suis inquiétée car il déteste les rendez-vous médicaux et encore plus les hôpitaux. A Rennes, ils ont été vraiment supers et lui ont diagnostiqué une uvéite qui était une vraie urgence. L'uvéite c'est embêtant visuellement et parce qu'il y a un vrai risque de perdre la vue mais aussi parce que souvent, c'est le symptôme d'une autre maladie plus grave, tuberculose, spongiarthirtre ankylosante, toxoplasmose... 

     Autant dire qu'il a gagné un abonnement médical. Il a fallu éliminer les maladies une par une... Il a été envoyé à Cochin et on a diagnostiqué la sarkoidose. Une maladie qui crée des granulomes dans les poumons, ce n'est pas une maladie grave en soit sauf si les granulomes sont dans le coeur ou/et le cerveau. Dans son cas les granulomes sont dans les poumons et dans un oeil. Il n'a rien dans le coeur, ni dans le cerveau... Des mois d'attente mais ce soir, nous sommes soulagés. Il va être suivi pendant au minimum 2 ans et ça peut aller jusqu'à 10 ans mais au moins on sait que ce n'est pas la forme la plus grave. D'ailleurs, on ne sait même pas si on s'en serait aperçu si il n'avait pas eu un problème de vue... Vue qu'il n'a pas récupéré complètement d'ailleurs, lui qui avait horreur de mettre des gouttes dans les yeux, il en bien servi depuis 5 mois. 

      Une semaine qui commence fort donc... 

      Ce soir toutes mes pensées vers une ancienne blogueuse que je connais "virtuellement" depuis plus de 10 ans. Je suis de tout coeur avec vous pour cette terrible épreuve. Je ne sais pas si elle me lira mais je pense fort à elle et sa famille.

      

 

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05 septembre 2019

Rentrée 2019

     Pas original comme thème mais c'est l'occasion de donner des nouvelles de tout le monde car il y a pas mal de changement en cette rentrée. 

    On va commencer en ordre d'âge... Chipoune est entrée en CE 1 et n'a versé aucune larmes pour cette rentrée. Une grande première !!! Et pourtant elle a commencé à s'angoisser deux semaines avant. Elle a une maîtresse gentille et retrouve une grosse majorité de ses copines. 

     Mon étudiant a obtenu son DUT en juillet. Cette année, il fait une licence professionnelle en alternance. Il va donc continuer dans son IUT et ira bosser à la RATP, je n'ai pas voulu en parler tant que le contrat n'était pas signé. 

      Pour ma part, je reste dans la même école et j'ai retrouvé un CE 1. Je n'ai que 27 élèves cette année, ce qui par les temps qui court est pas mal. Des gamins mignons qui plus est. Donc pour le moment tout va bien et je vais nettement mieux. Reste un problème de sinusite chronique à régler. 

      Mon mari a également eu une surprise à son retour de vacances. Il travaille pour une enseigne de surgelés très très prisée en région parisienne. Depuis deux ans, il travaillait dans la boutique qui est à 5 minutes à pied de mon école. Il change de boutique pour aller au coin de la rue où nous habitons. Enfin, pas tout de suite, car pour le moment, il est dans une 3ème boutique... Finalement, c'est une bonne nouvelle pour lui. Moins pour Chipoune qui ira plus à l'étude car son père ne pourra plus la récupérer à la fin du travail. En même temps, on ne va plus à l'école le mercredi alors ça ira. 

 

         

 

 

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25 août 2019

Retour

       Le temps passe super vite... Deux mois que je n'ai pas posé un mot ici... J'ai très peu allumé d'ordinateur cet été car j'ai tendance à passer trop de temps devant et je me suis aperçue que ça ne m'étais pas bénéfique. Ce n'est pas le sujet de cette note mais je vais essayer de ralentir netflix, facebook et compagnie...

       Ce soir, je voulais plutôt pousser un coup de gu...le.  Je viens de passer deux semaines chez mes parents qui habitent désormais pas loin d'Orléans. Je regrette un peu les sublimes paysages auvergnats et je trouve l'Orléanais bien plat mais j'avoue que j'apprécie énormément de n'avoir plus que 136 km à faire au lieu des 450 km d'avant que j'ai fait 5 fois par an pendant 18 ans. Autant j'aime bien conduire sur des petites distances, autant je n'aime pas les longues distances. 450 km étant mon maximum en une fois. 

       Bref, je voulais rentrer aujourd'hui pour profiter de défaire les valises demain avant d'aller dans ma classe lundi. Sachant que c'était une journée de "gros retours", je suis partie vers 20 h 20. J'avais fait une bonne sieste (merci mon frère qui s'est occupée de sa nièce pendant ce temps) et je n'avais qu'une heure trente/quarante de route à faire. 

         J'ai compris dès l'entrée sur l'autoroute que ça allait être compliqué car il y avait du beaucoup de monde. Dans ce cas, je respecte bien la distance de sécurité pour parer à toutes éventualités. Notez bien que je respecte toujours la distance de sécurité mais en cas de route chargée encore plus car ce respect m' a déjà évité le pire quelques fois. Visiblement, ce n'est pas la préoccupation première des autres. A chaque fois je me demande comment ils comptent frainer à 130 km/h avec une distance aussi courte ? Peu de distance de sécurité mais pour une fois, ça roulait plutôt tranquillement autour de 120 si ce n'est une jeune conductrice qui avait "acheté" la voie du milieu à 110 km/h alors qu'il n'y avait personne à droite. J'ai du ralentir pour ne pas la doubler par la droite à 120 puis la contourner par la gauche. 

         Arrivée au péage de St Arnoult et aller savoir pourquoi la fête à Neuneu a commencé. Je déteste ce péage quand il y a du monde car c'est souvent du n'importe quoi le temps que chacun reprenne sa voie. Une fois j'y suis d'auilleurs restée 1 h 30 à cause d'un accident. Bref, j'ai un badge de péage, je suis donc passée sur la voie de gauche et je suis vigilente en repartant. Je me suis dit "longe tranquillement à gauche et rabas toi dès qu'il y a les lignes". A peine le temps de prendre un peu de vitesse et j'ai dû piler net, pas de problème pour moi, je redémarre toujours tranquillement et je tiens ma distance. Je m'arrête donc et regarde machinalement dans le rétro et là je me suis dit "Pourvu qu'il s'arrête, pourvu qu'il s'arrête" La voiture s'est arrêtée vraiment prêt... On repart, toujours pas de distance de sécurité. Un avait ses feux de brouillards arrières, pas éblouissant du tout... Un hollandais ou anglais (je n'ai pas bien reconnu la plaque) avançait avec feux de détresses sur la bande d'arrêt d'urgence à 80/85 km/h, déboitant d'un coup à chaque fois que la BAU s'arrêtait. Pas dangereux du tout. Et vas-y que je n'ai qu'un phare ou pas du tout aussi, que je suis en plein phare parce que j'ai une ampoule grillée. Vas-y que je colle la voiture de devant en ne laissant aucune chance aux autres de s'insérer sur l'A6a... Bref, heureusement que ça n'a duré qu'1h30. 

        Nous avons une voiture essence, une clio IV pour être précis. Nous n'avons pas acheté plus grand bien que nous avons deux enfants car nous voulions une voiture la moins polluante possible et que finalement, nous sommes rarement 4 dedans. Je n'ai pas une électrique car pour le moment ça ne correspond pas à nos besoins et que je ne suis pas convaincue à 100% que ce soit une solution à long terme. Cette voiture est récente et nous l'avons avec un contrat d'entretien ce qui nous garantie une voiture toujours bien révisée et en état de rouler en sécurité. Je ne prends jamais l'autoroute sans faire la pression des pneus et sans vérifier les phares. Vous me direz, que j'ai visiblement les moyens de le faire. Je dirais plutôt que c'est un choix, on paie la tranquilité. 

         Mais ce soir, je me pose la question. Les gens s'en fiche à ce point pour partir en vacances sans s'assurer des éclairages ? ils ne tiennent pas à leurs enfants ou à la vie pour coller les autres à ce point ? Ceci dit quand on sait que près de 50 % des enfants ne sont pas attachés correctement en voiture, ça fait froid dans le dos. Il me semble qu'à un moment, les gens s'étaient calmés et que les comportement dangereux refont surface... C'est comme les radars quand j'entends "pompe à fric etc...". Certes, ils ne sont pas tous placés à un endroit dangereux mais si on ne veut pas refiler de l'argent à l'état, il y a une solution très simple, respecter les limitations de vitesse. Quand je le dis on me prend pour une extra terrestre mais en attendant depuis 4 ans, je n'ai pas donné d'argent à l'état (je ne suis pas une sainte non plus, il m'est arrivée d'être flashée 3 fois pour des tous petits excès de vitesse), en plus, je suis bien aidée par ma voiture qui bip dès que je dépasse la vitesse autorisée...

 

           Respecter les règles et les autres au volant, est-ce vraiment si étrange que ça ?

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21 juin 2019

Briseuse de ménage

     Si depuis la mort de Lady Di, je me suis jurée de ne plus acheter un magazine people, j'avoue tout je jette un oeil sur les gros titres de ce genre de magazine via mon téléphone. 

    Cette semaine, on parle de la rupture de Bradley Cooper et d'Irina Shayk. La "briseuse de ménage" serait Lady Gaga. 

      Cette manière de voir m'exaspère au plus au point, tellement elle est sexiste. 

      C'est sexiste pour Lady Gaga. C'est une femme, c'est forcément elle la briseuse de ménage... On a du travail à faire... Il n'y a pas longtemps au supermarché, j'ai entendu une conversation entre deux jeunes femmes. L'une se sentait coupable car elle avait une aventure avec un homme en couple qui avait un enfant. Elle se sentait coupable de faire ça à la compagne de son "amoureux". J'avais juste envie de lui dire "STOP !!! Que vous vous sentiez un peu coupable c'est normal et ça peut se comprendre mais ZUT DE ZUT !!! Ce n'est pas vous qui avez pris la décision de tromper votre moitié"

       Je trouve que mettre toute la culpabilité sur la femme qui s'acoquine avec quelqu'un en couple c'est terriblement sexiste, idiot et arriéré dans la manière de voir les choses. C'est bien connue, c'est toujours la femme la responsable. Moi, je dis NON !!!! Et le monsieur de l'histoire ???? Il a trompé sa conjointe parce qu'il était menacé ? Parce qu'il avait un pistolet sur la tempe ???? Il était otage ???? Ce n'est jamais le cas. Qu'est-ce que ça suppose dans l'esprit des gens ? Qu'un homme n'est pas capable de penser ? Qu'il n'y peut rien si il trompe sa compagne ? Que la nature est ainsi faite ? 

          Je trouve cette manière de penser très sexiste envers les hommes. Si un homme trompe sa conjointe, il est est responsable point barre.  Si la rumeur s'avérait exacte, c'est Bradley Cooper qui a choisi de faire quelque chose qui a conduit son couple à la rupture. Je ne pense pas que ce soit un sombre idiot et que Lady Gaga soit la seule responsable. 

 

Voilà pour mon coup de gueule un peu futile. 

 

Je vais bien et reviens bientôt, juste beaucoup de travail en cette fin d'année 

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23 mai 2019

Mon père

     Mon père... c'est beaucoup plus difficile d'en parler. Il est décédé en 2004, je n'ai donc plus de possibilité d'en savoir plus. Il est né dans un village près de St Malo, dans une famille nombreuse. Il était le quatrième de la fratrie. Ma famille paternelle est une famille d'agriculteur mais à l'époque pas les petits agriculteurs qui tirent la langue. Mon nom de famille est relativement connu dans le coin. La famille de ma grand-mère possèdait une bonne partie des terres agricoles du village où on habitait. Elle s'est mariée à mon grand-père qui est lui même issu d'une famille qui a beaucoup de terre dans la région. D'ailleurs, ce qui est très amusant, c'est que sans le savoir l'endroit où on loue appartenait à la famille de mon grand-père. Ma famille n'était pas riche mais je pense qu'ils étaient à l'aise ce qui ne sera pas le cas de mes parents. 

     Je pense que mon père n'a pas grandi avec beaucoup d'affection et de chaleur. Ma grand-mère était dépressive et a fait plusieurs séjour à l'hôpital ou en maison de repos. La mentalité de ma famille paternelle est particulière, on va dire qu'ils ont l'esprit très terrien et qu'on se marie pour aggrandir les terres. 

       Comme vous pouvez le constater, je ne sais pas grand-chose. Au fil des épisodes, je vous expliquerai pourquoi. 

         En voulant raconter, je me rend compte que je ne sais pas grand chose des mes "ascendants". Qu'à tous les niveaux, chacun a eu ses blessures et a décidé de les taire par la suite. Ma grand-mère, ma mère, mon père... et que du coup, je me suis construite sur ce schéma. Quand on est blessé, on serre les dents et on avance coute que coute. Aujourd'hui, je me rend compte que ça a impacté toute ma vie, que j'en ai des séquelles et que je veux avancer.  

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13 mai 2019

Maman

      Je suis vraiment dans une période d'introspection... C'est une phase, c'est comme ça et je prend le vent comme il vient. J'ai décidé de me laisser porter par la vague qui me pousse à regarder en arrière pour sans doute mieux aller de l'avant. C'est le rythme de la vie, je crois. J'ai besoin de raconter mon passé pour m'en détacher et en même temps, j'ai besoin de laisser une trace à mes enfants. J'aurais pu écrire un texte privé mais ici c'est mon espace, et quelque part, j'ai aussi un besoin de rendre les "choses" publiques pour me libérer de ce que je tais depuis des années. 

 

      Le début de mon histoire, c'est MAMAN. Je ne dirai jamais ma mère, toujours maman tant elle est importante. Maman est née au début des années 50 à Paris. Je connais pas la personne qui l'a mise au monde parce qu'elle a été élevée par sa tante. Celle que j'appelais "Mémé" et en réalité ma grande tante. Son géniteur personne ne sait qui c'est. L'histoire est compliquée dès le départ. "Mémé"  a élevé ses quatre enfants et ma mère toute seule. Pendant la guerre son mari était en Allemagne, au STO ? Prisonnier ? Je ne sais pas. Il est décédé au début des années 50, d'une pneumonie il me semble. Maintenant que j'écris ces lignes, je me demande si j'ai déjà vu une photo de mon "grand père", je ne suis même pas capable de dire comment il s'appelait. Mémé ne voulait jamais parler de cette époque et on le respectait. Quelque fois, j'aimerais qu'elle ai raconté son histoire comme Emilia. En plus, j'écoute les gens mais je pose rarement de question, j'estime que c'est à chacun de savoir ce qu'il est prêt à dire. J'aurais bien aimé connaître l'histoire de Mémé. Les géniteurs de ma mère ne m'intéressent pas. Ils ne sont qu'une idée fugace quand je dois parler de mes antécédents médicaux que je ne connais pas. 

      Par contre, Mémé, c'est ma grand-mère. Je porte son prénom, ce qui est un héritage. Mémé, c'est aussi d'énormes souvenirs gustatifs. Elle nous faisait un gâteau chaque week-end. Je pense souvent à elle avec tendresse, ce n'est jamais triste. 

      Maman a donc grandi dans une famille pleine d'amour mais sans argent. Son enfance n'a pas été facile puisque les autres connaissaient sa situation. Encore aujourd'hui, elle ne se plaint jamais. Elle a une immense force de caractère que j'admire. D'après ce qu'elle raconte, c'était une petite fille assez "garçon manqué". 

      A 16 ans, elle a rencontré quelqu'un. C'était sa première fois, elle est tombée enceinte. C'était avant la pilule, avant l'IVG. Elle est devenue fille-mère, un vilain mot à l'époque... Toute seule pour élever son petit garçon.

 

A suivre....

 

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01 mai 2019

Je suis malouine

     

 

      Comme vous le savez tous, j'ai traversé une mauvaise passe. A force de travail avec mon médecin traitant et ma psy, j'arrive à savoir pourquoi et à avancer. Plusieurs facteurs ont déclenché mon petit burn out...

      En août, je me suis mariée, ce qui n'est pas un scoop non plus. Certains diront que ça ne change rien mais pour moi c'est important. Pour la première fois de ma vie, je me sens en sécurité. Mon mari est une personne calme, apaisante et rassurante. Il m'apporte de la sérénité et calme mes angoisses. 

       Le lendemain du mariage, nous sommes partis à St Malo. Endroit où j'ai passé une partie de mon enfance. J'en suis partie à 13 ans et n'y était que très peu revenue. Une fois au décès de mon père et une autre fois pour vider et vendre la maison. Pendant 32 ans, mon cerveau, n'a pas voulu se souvenir de cette partie de mon enfance qui s'est soldé par un divorce. Je sais bien que j'ai vécu près de St Malo mais j'ai oublié beaucoup de choses. En venant, en août dernier et en allant voir mon cousin, et parce que je me sens enfin en sécurité, beaucoup de choses désagréables sont revenues et j'ai très mal dormi cette semaine là. En même temps, j'ai retrouvé une part de moi-même. Quelque chose qui me manquait sans que j'en ai conscience... 

       J'ai donc abordé la rentrée, un peu fragilisée. Surtout que j'ai beucoup pensé à une phrase que mon cousin a dit à propos de mon père. Dans le même temps, j'ai fait mon premier double niveau, ce qui m'a demandé beaucoup de travail et j'étais fatiguée car je suis souvent restée à l'école jusque 20 heures.

     Début octobre, j'ai dû changer de traitement pour la thyroïde. Vous avez tous entendu parler du scandale du Levothyrox. Mon taux de tsh a été multiplié par 300 en 6 semaines ce qui met KO. 

      Et juste le vendredi des vacances, mon crétin de directeur qui insinue que je n'ai pas fait mon boulot et qui me menace de faire venir l'inspectrice. 

        Vous secouez bien tout ça et vous obtenez un burn out, un vase qui déborde. 

      Avec la psy, j'ai réussi à comprendre pourquoi j'ai si mal pris la réflexion injustifiée du directeur. Il représente une figure paternelle par son rôle de directeur et je cherche son approbation parce que je cherche celle de mon père. (d'ailleurs écrire mon père et un énorme progrès que je réalise dans cette note). Depuis, que j'ai compris ça, je le fuis comme la peste et me fiche bien de ce qu'il pense. Il est toujours pénible mais ça me touche beaucoup moins. 

      Ma thyroïde se stabilise et je vais mieux, les douleurs que j'avais s'estompent et le mal de tête que j'ai eu pendant 6 mois est parti. Ce qui soulage grandement.

         Cette semaine, nous sommes de retour à St Malo et c'est comme si, je fermais une boucle. Je discutais avec un malouin et je me suis surprise à dire que j'étais de la région. C'est nouveau, parce qu'avant j'aurais dit que j'étais parisienne. Je suis parisienne dans l'âme, j'aime profondément cette ville au point de pleurer en voyant Notre Dame en fumée, mais je suis aussi Malouine. St Malo, sa plage, son climat, ses galettes saucisses, ses craquelins et tous ses délices au beurre, au caramal beurre salé font partis intégrantes de moi. 

           Alors oui, je suis parisienne mais mes racines profondes sont malouines et c'est comme si j'avais retrouvé une partie de moi, comme si j'étais enfin entière. 

 

PS: un jour, quand j'aurais la force, je raconterai mon enfance parce que je sais que ça me fera du bien.

st malo 1

st malo 2

st malo 3

 

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23 mars 2019

Nouvelles sans queue ni tête

       3 mois sans écrire.... j'avais besoin d'une pause... 3 mois pendant lesquels j'ai lu les blogs sans commenter...

       Je continue à remonter la pente suite au petit burn out que j'ai fait à la Toussaint. petit burn out parce j'ai été capable de retourner au travail assez vite mais burn out dévastateur pour le moral... Une sorte de tornade, de cyclone qui m'a obligé à revoir beaucoup de choses.

       L'ambiance à l'école est très mauvaise, je vous raconterai ça plus tard... mais j'arrive à prendre du recul. Je suis stressée c'est indéniable  mais je continue à me reconstruire...

         Ma fille a fêté ses 7 ans et arrive à aller à l'école sans pleurer après un petit suivi de 3 mois. 

         Mon grand continue ses études et continue son petit chemin ric-rac....

         Je suis allée chez mes parents à Orléans pendant les vacances... 

         Je continue à travailler avec la psy... 

         Le printemps arrive et j'ai l'impression de revivre tout doucement... Comme si j'avais eu besoin d'hiberner, de rester dans une bulle douillette pour panser mes plaies...

         J'espère recommencer à écrire ici mais je ne me mets pas la pression, d'ailleurs en ce moment j'essaie de ne plus me mettre de pression inutile. 

          Quelques nouvelles sans queue ni tête mais c'est un début...

          

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24 décembre 2018

Scarlett inside

     Ces 8 dernières semaines ont été assez compliquées. Ca faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Un cumul de plusieurs choses. Tout d'abord, je suis arrivée au 21 octobre assez fatiguée car c'est mon premier double niveau et il faut bien le reconnaître, la journée est plus fatigante. Tout d'abord parce que ça demande plus de concentration mais aussi parce que la charge mentale est plus lourde. Sans compter le double de préparation. Bref, je suis restée à l'école jusque 20 heures deux fois par semaine. En même temps, j'ai dû changer mon traitement pour la thyroide ce qui a acru ma fatigue. Et puis, ces derniers temps, j'ai été affectée par mon enfance (j'en parlerai quand je serai prête). 

      Alors c'est vrai que quand l'autre Tugudu a insinué que je n'avais pas bossé depuis 2 mois, je me suis effondrée. J'ai passé mes deux semaines de vacances de la Toussaint au fond du trou ou plutôt au fond de ma couette (mon mari était en vacances). Le premier lundi, je suis allée au comissariat et ensuite, j'ai été incapable de sortir. Je devais aller en Auvergne et je n'y suis pas allée. Remarquez dans un sens j'ai bien fait car j'avais des vertiges. Mon médecin qui a été formidable, a d'abord cru que c'était dû à un burn out mais c'était plutôt un vertige position bénin et il vaut mieux éviter de conduire dans ce cas.

     Après les vacances, j'ai réussi à y retourner deux jours, pour ma fille qui est dans la même école que moi et pour qui c'est un peu compliqué aussi et pour mes élèves parce qu'après tout c'est pour eux que je fais ce travail. Par contre, les vertiges on été les plus forts. Ensuite, j'ai réussi à y aller malgré une sinusite, une tsh catastrophique... Je crois que j'ai eu mal au crâne 7 semaines sur 8. J'ai donc assuré le minimum vital, je ne vous dit pas l'état de l'appart. 

     Heureusement, je suis bien entourée, mon mari a été formidable, ma famille très présente au moins téléphoniquement. Mon médecin a grave assuré, je l'ai vu une fois par semaine et ma psy aussi. Et puis, cette fois, je n'ai pas fait la brave, j'ai accepté que je vivais une période où je n'allais pas bien et je crois que ça aide beaucoup de le reconnaître car j'ai pris quelques médocs  au plus dur de la crise mais ensuite je m'en suis passée. D'autant que je savais aussi que le taux de tsh n'aidait pas. J'ai d'ailleurs changé de dosage. J'ai changé de syndicat et j'ai bénéficié de l'aide d'une super personne adorable qui plus est, qui m'a bien expliqué les démarches à faire. j'ai commencé et je vais finir pendant les vaacances.  Reconnaître que l'on ne va pas bien, c'est se laisser le droit de ne pas assurer à tout prix, c'est se donner le droit de se "retaper" doucement et à son rythme. Quelque part la maturité aide aussi car avec le temps on sait bien que la vie est faite, de haut, de bas, de périodes heureuses et de périodes plus difficiles mais qu'au fond ça ne dure pas. 

         Quand je ne vais pas bien, quand je n'ai pas le moral je lis "Autant en emporte le vent" (d'où le titre). Je l'ai donc relu pour la 12 ème fois (oui oui, la 12 ème). Je ne sais pas exactement pourquoi ce livre me remonte le moral mais ça fonctionne à chaque fois. Sans doute parce que je peux m'identifier facilement à Scarlett, peut-être parce que j'admire cette héroïne. Comme elle, j'ai vécu de terribles épreuves, le deuil, tout perdre matériellement, faire face aux événements. J'ai eu des moments d'abattement mais comme elle, je n'ai jamais abandonné. Comme elle, je n'ai jamais voulu regarder en arrière de peur de m'éffondrer. Je commence à comprendre que c'est une protection, une question de survie. Mais justement, j'arrive peut-être à une période où je suis capable de le faire et où le besoin s'en fait ressentir. A chaque fois, ce roman me fait réfléchir . 

      Par contre, à la différence de Scarlett, je garde ma gentillesse mais je comprends son besoin de s'en sortir coute que coute. Encore une fois mon livre fétiche m'a permis de remonter la pente. Ce qui est fou, c'est qu'à la douzième lecture, j'arrive encore à voir de choses nouvelles. C'est peut-être aussi parce que je vieilli au fur et à mesure et qu'à chaque fois, je l'aborde avec plus d'expérience et que ma vision de la vie évolue. 

       En ce moment, je suis plongée dans la suite "Scarlett" qui est bien fait pour une suite. Le grand avantage de le lire c'est de toujours pouvoir imaginer Vivien Leigh dans les traits de Scarlett. 

       Je n'ai pas vu les vacances de Noël arriver, j'ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l'esprit de Noël et je ne suis pas sûre d'y être tout à fait alors que c'est ce soir. Je n'ai fait mon sapin qu'avant hier ce qui est très très rare chez moi. Je suis plutôt du genre à le faire le premier week-end de décembre. Mais je sais une chose, c'est que je suis en train de remonter la pente, doucement mais sûrement. 

        Je voudrais souhaiter à tous mes lecteurs un Joyeux Noël et en particulier à celles qui vivent des moments difficiles en ce moment. Et je voudrais également, vous remercier du fond du coeur pour vos messages et vos commentaires car ça m'a grandement aidé. 

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