Ces 8 dernières semaines ont été assez compliquées. Ca faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Un cumul de plusieurs choses. Tout d'abord, je suis arrivée au 21 octobre assez fatiguée car c'est mon premier double niveau et il faut bien le reconnaître, la journée est plus fatigante. Tout d'abord parce que ça demande plus de concentration mais aussi parce que la charge mentale est plus lourde. Sans compter le double de préparation. Bref, je suis restée à l'école jusque 20 heures deux fois par semaine. En même temps, j'ai dû changer mon traitement pour la thyroide ce qui a acru ma fatigue. Et puis, ces derniers temps, j'ai été affectée par mon enfance (j'en parlerai quand je serai prête). 

      Alors c'est vrai que quand l'autre Tugudu a insinué que je n'avais pas bossé depuis 2 mois, je me suis effondrée. J'ai passé mes deux semaines de vacances de la Toussaint au fond du trou ou plutôt au fond de ma couette (mon mari était en vacances). Le premier lundi, je suis allée au comissariat et ensuite, j'ai été incapable de sortir. Je devais aller en Auvergne et je n'y suis pas allée. Remarquez dans un sens j'ai bien fait car j'avais des vertiges. Mon médecin qui a été formidable, a d'abord cru que c'était dû à un burn out mais c'était plutôt un vertige position bénin et il vaut mieux éviter de conduire dans ce cas.

     Après les vacances, j'ai réussi à y retourner deux jours, pour ma fille qui est dans la même école que moi et pour qui c'est un peu compliqué aussi et pour mes élèves parce qu'après tout c'est pour eux que je fais ce travail. Par contre, les vertiges on été les plus forts. Ensuite, j'ai réussi à y aller malgré une sinusite, une tsh catastrophique... Je crois que j'ai eu mal au crâne 7 semaines sur 8. J'ai donc assuré le minimum vital, je ne vous dit pas l'état de l'appart. 

     Heureusement, je suis bien entourée, mon mari a été formidable, ma famille très présente au moins téléphoniquement. Mon médecin a grave assuré, je l'ai vu une fois par semaine et ma psy aussi. Et puis, cette fois, je n'ai pas fait la brave, j'ai accepté que je vivais une période où je n'allais pas bien et je crois que ça aide beaucoup de le reconnaître car j'ai pris quelques médocs  au plus dur de la crise mais ensuite je m'en suis passée. D'autant que je savais aussi que le taux de tsh n'aidait pas. J'ai d'ailleurs changé de dosage. J'ai changé de syndicat et j'ai bénéficié de l'aide d'une super personne adorable qui plus est, qui m'a bien expliqué les démarches à faire. j'ai commencé et je vais finir pendant les vaacances.  Reconnaître que l'on ne va pas bien, c'est se laisser le droit de ne pas assurer à tout prix, c'est se donner le droit de se "retaper" doucement et à son rythme. Quelque part la maturité aide aussi car avec le temps on sait bien que la vie est faite, de haut, de bas, de périodes heureuses et de périodes plus difficiles mais qu'au fond ça ne dure pas. 

         Quand je ne vais pas bien, quand je n'ai pas le moral je lis "Autant en emporte le vent" (d'où le titre). Je l'ai donc relu pour la 12 ème fois (oui oui, la 12 ème). Je ne sais pas exactement pourquoi ce livre me remonte le moral mais ça fonctionne à chaque fois. Sans doute parce que je peux m'identifier facilement à Scarlett, peut-être parce que j'admire cette héroïne. Comme elle, j'ai vécu de terribles épreuves, le deuil, tout perdre matériellement, faire face aux événements. J'ai eu des moments d'abattement mais comme elle, je n'ai jamais abandonné. Comme elle, je n'ai jamais voulu regarder en arrière de peur de m'éffondrer. Je commence à comprendre que c'est une protection, une question de survie. Mais justement, j'arrive peut-être à une période où je suis capable de le faire et où le besoin s'en fait ressentir. A chaque fois, ce roman me fait réfléchir . 

      Par contre, à la différence de Scarlett, je garde ma gentillesse mais je comprends son besoin de s'en sortir coute que coute. Encore une fois mon livre fétiche m'a permis de remonter la pente. Ce qui est fou, c'est qu'à la douzième lecture, j'arrive encore à voir de choses nouvelles. C'est peut-être aussi parce que je vieilli au fur et à mesure et qu'à chaque fois, je l'aborde avec plus d'expérience et que ma vision de la vie évolue. 

       En ce moment, je suis plongée dans la suite "Scarlett" qui est bien fait pour une suite. Le grand avantage de le lire c'est de toujours pouvoir imaginer Vivien Leigh dans les traits de Scarlett. 

       Je n'ai pas vu les vacances de Noël arriver, j'ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l'esprit de Noël et je ne suis pas sûre d'y être tout à fait alors que c'est ce soir. Je n'ai fait mon sapin qu'avant hier ce qui est très très rare chez moi. Je suis plutôt du genre à le faire le premier week-end de décembre. Mais je sais une chose, c'est que je suis en train de remonter la pente, doucement mais sûrement. 

        Je voudrais souhaiter à tous mes lecteurs un Joyeux Noël et en particulier à celles qui vivent des moments difficiles en ce moment. Et je voudrais également, vous remercier du fond du coeur pour vos messages et vos commentaires car ça m'a grandement aidé.