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     Ces derniers temps, je me suis un peu éloignée du blog. J'étais plongée en pleine réflexion.

     Il y a un peu plus d'un an, j'ai entrepris un rééquilibrage alimentaire comme c'est tendance de dire en politiquement correct. Un régime quoi, parce que quoi qu'on en dise, ne pas manger ce qu'on veut c'est un régime. J'ai banni le sucre raffiné de mon alimentation. Les 4 premiers mois, ça a bien fonctionné, j'ai perdu presque 9 kg et j'étais fière. Puis la rentrée est passée par là, la fatigue, les fêtes, le stress, les emmerdes.... et je n'ai plus vraiment réussi à me passer de sucre. Des kilos sont revenus et j'ai repassé une barre que j'étais contente d'avoir passé dans l'autre sens, un changement de dizaine quoi. Je me console en me disant qu'il me reste 3 kg en moins, c'est déjà ça...

     Je voyais toujours la nutritionniste, me promettais que j'allais redresser la barre mais rien à faire, impossible de me passer totalement de sucre alors que les 4 mois où j'ai réussi à le faire, je me sentais nettement mieux. J'ai bien conscience que je suis accro au sucre et qu'il est pour moi, comme une bonne cigarette. Entendons-nous bien, oui j'ai des kilos en trop, mais non, je ne passe pas ma journée à manger, et je ne mange pas que des cochonneries parce que franchement la junk food, je n'en mange que très rarement (par exemple, j'ai mangé un cheese il n'y a pas longtemps, mais ça faisait deux ans). Je ne suis pas non plus une pauvre fille sans volonté... enfin je ne pense pas. Par contre, je sais que mes kilos et moi c'est une longue histoire (voir cette note) et qu'il y a un côté psy dans tout ça. Ce que pense aussi la nutritionniste que je suis allée voir et qui m'a donc conseillé de passer par l'hypnose pour me débarasser d'un comportement ancré depuis longtemps. Quel comportement me direz-vous ? Celui d'une accro à sa dose. Dans la journée tout va bien. Petit déj nickel, déjeuner équilibré, dîner un peu plus "copieux" mais en équilibre avec le reste de la journée... c'est après le dîner où rien ne va plus. Je prends un yahourt, puis un 2ème ou bien un fruit et puis un petit gâteau sans sucre etc... Rien qui ne ferai hurler de désespoir une détiéticienne mais des petits plus qui cumulés font 15 vilains kilos. 

     Depuis, un an, je me débats donc avec moi-même, je n'abandonne pas la guerre des kilos mais je perds des batailles. Je suis allée voir la nutritionniste régulièrement jusqu'en mars dernier, moment où je me suis rendue compte que j'étais face à un mur et qu'il me faudrait quelqu'un pour me faire la courte échelle. Vous me connaissez, il m'a fallu deux mois pour prendre ce rendez-vous (procrastination quand tu nous tiens). Entre-temps, j'ai réfléchi et identifié les moments où je me mettais à grignoter des choses "saines", mouarf !!!! Je grignote le soir quand après le dîner, je dois me remettre au travail (corrections, préparations etc...) ou le dimanche pour la même raison. C'est cool de le savoir mais maintenant que fait-on ? Je sais aussi que le sucre est pour moi un réconfort comme une bonne clope et que je fais ça depuis que je suis étudiante, aller quelques bonbons après la fin des cours...

      J'attendais donc ce rendez-vous avec impatience et j'étais très curieuse d'être hypnotisée. Je ne vous dirais pas comment c'était parce qu'elle n'a pas voulu le faire. Elle m'a demandé si j'avais bien conscience d'être une droguée au sucre. J'en ai conscience, vite ma dose !!!! Et elle m'a dit que l'hypnose ne fonctionnerait pas et que je remplacerai l'addiction au sucre par une autre. Je ne fume pas, je ne bois pas, je n'ai jamais fumé le moindre petit joint, je ne vais donc pas tenter le diable. Sur le moment j'étais un peu dépité, ma cause était-elle perdue ? Etais-je une pauvre nulle sans volonté ? Puisque j'étais là et que sur la plaque, il était écrit coach/psy des comportements addictifs, je me suis dit que j'allais déballer mon sac. A 80 € la séance autant en profiter.

 

      Elle m'a apporté une réponse à laquelle je ne m'attendais pas, mais alors pas du tout. Non, je ne suis pas une nulle sans volonté puisque visiblement de la volonté j'en aurais un peu trop mais je suis au bord du burn out avec mon emploi du temps de malade.  Quand elle m'a dit ça, je me suis mise à pleurer, les vannes étaient ouvertes. J'étais soulagée mais soulagée (rien que de l'écrire, j'en ai encore les larmes aux yeux). Bon ok, je suis surménée mais mes collègues y arrivent elles. Eh bien visiblement pas tant que ça si elle se fie au nombre d'enseignants en burn out dans sa clientèle. D'ailleurs, lundi, nous avons eu une conversation à ce sujet en salle des maîtres (nb rebaptiser cette salle, salle des maîtresses vu qu'à la rentrée l'équipe sera à 100% féminine, le directeur ça ne compte pas) et il s'avère que nous sommes toutes au bord du gouffre depuis la fameuse réforme des rythmes. Depuis le dernier rendez-vous, j'y ai pensé et effectivement, je suis submergé parce que ces 4 dernières années, Chipoune est née, je ne regrette pas mais ça occupe ces petits machins là, j'ai changé de niveau et en prime ma vie, mon organisation qui roulaient à peu près ont été complètement chamboulées par l'école le mercredi. Forec est de constater que depuis je n'arrive pas à trouver un rythme.

      Le salut se trouverait dans l'organisation, vilain mot pour moi. Organisée est je crois l'adjectif qui me définit le moins. Affaire à suivre donc...